Le "B.A.-BA" de la mise en place d’un projet IA en Direction juridique...

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Le "B.A.-BA" de la mise en place d’un projet IA en Direction juridique...

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Par Elise Auvray, Juriste et Legal ops Groupe La Poste,
Aurélie Benech Verhaeghe, Directrice juridique adjointe Société des Grands Projets,
Marina Soyer, Legal & Risks Operations Coordinator, Sonepar,
et Sophie Vieilledent, Responsable juridique et Legal ops, Fnac Darty.


L’intelligence artificielle générative s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique pour transformer les pratiques. Elle est partout : démonstrations spectaculaires, promesses d’éditeurs, injonctions à “lancer un projet IA”. Pourtant, dans les entreprises, beaucoup d’initiatives restent au stade du pilote sympathique, sans transformer vraiment le quotidien des équipes. Une étude récente du MIT (The GenAI Divide – State of AI in Business 2025) estime que malgré les milliards investis, seuls 5 % des projets d’IA générative d’entreprise produisent un impact opérationnel.
L’adoption progresse, la transformation reste rare.
Cet article, écrit à 4 mains lors d'une table ronde de novembre 2025 aux Rendez-vous des Transformations du droit, vise à fournir aux juristes une méthodologie éprouvée, illustrée par des cas concrets, pour réussir l’intégration de l’IA dans la fonction juridique.

1. Démystifier l’IA générative et ses usages avec la formation des juristes.
Avant de parler cas d’usage, gouvernance ou indicateurs, il faut rassurer et expliquer.
L’IA générative est un moteur statistique qui prédit le mot ou la phrase suivante à partir de données, pas une intelligence “magique” qui “comprend” le droit. Elle a des forces : sa capacité à lire vite, reformuler, résumer, proposer des premières versions.
Elle a également des limites structurelles : ses hallucinations, ses approximations, sa dépendance à la qualité des sources, etc.

Un outil ne crée pas de valeur tout seul. L’IA ne remplace pas le juriste, elle l’assiste sur les tâches, lui permettant de se recentrer sur l’analyse, le conseil et la stratégie. Sans cas d’usage précis, sans intégration aux pratiques existantes et sans contrôle humain, elle reste un gadget.

(...)

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